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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 18:45

Le record de fréquentation des salles de cinéma françaises établi en 2009, inédit depuis 1982, n’aura tenu qu’une petite année.

En se basant sur les données du CNC jusqu’en novembre et à partir des estimations hebdomadaires fournies par CBO pour le mois de décembre (Ndlr : et légèrement réévaluées pour tenir compte du fait que la couverture du parc de salles par CBO n’est pas complète), les 201 millions d’entrées de 2009 ont été atteintes en 2010 dès la clôture des séances du 23 décembre, voire le 24.

Les sept derniers jours de l’année ne sont donc que du bonus par rapport à 2009. Constamment en avance sur celle de 2009 tout au long de l’année, la fréquentation en 2010 devrait s’établir au final aux alentours des 206 ou 207 millions d’entrées. Un score inédit depuis 43 ans, puisqu’il faut désormais remonter jusqu’en 1967 pour trouver trace de davantage de spectateurs de cinéma sur une année civile (211 millions de tickets vendus à l’époque).

Cette performance survient en dépit d’un mois de décembre assez morne, qui n’aura pas été à l’image du reste de l’année. A l’aube du 1er décembre, il était encore raisonnable d’envisager que la barre des 210 millions de spectateurs fût franchie.

entrees mensuelles cumulees 2010-12

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 19:15

D’après le CNC, 19,27 millions d’entrées ont été enregistrées dans les salles de cinéma en novembre dernier. Bien que cela constitue un recul de 8% par rapport à l’an passé, il s’agit du deuxième meilleur résultat pour un mois de novembre depuis au moins 30 ans.

nombre d'entrees cinema par jour 2010-11

Avec 642 000 entrées par jour en moyenne, novembre est pour l’instant en 2010 le mois le plus fréquenté de l’année, derrière février (et ses 731 000 spectateurs quotidiens). Novembre correspond traditionnellement, il est vrai, à une période haute de la fréquentation des cinémas. Jusqu’à l’orée des années 2000, le onzième mois pesait ainsi le plus souvent 9 à 10 % des entrées annuelles. Avec même un pic à 11,5 % en 1997 ! L’influence du mois de novembre va pourtant se réduire avec l’entrée dans le nouveau siècle. A trois reprises (en 2001, 2004 et surtout 2007), elle tombera même sous les 8 % fatidiques… Depuis 2008, la tendance s’est à nouveau inversée, et novembre a retrouvé le standing qui était le sien dans les années 80-90. Dans l’absolu, 2010 fait même légèrement mieux que 1982 et 1983 (environ 19 millions de spectateurs), après le record de 2009 (presque 21 millions d’entrées).

frequentation cine 11-novembre

Cet encore excellent score le mois dernier assure désormais que l’année 2010 battra le record établi en 2009. Avec 187,6 millions d’entrées cumulées au 30 novembre, auxquelles devraient s’ajouter un minimum de 17,5 millions de spectateurs en décembre (soit l’équivalent du plus mauvais mois de décembre de la décennie, en 2007), la fréquentation annuelle en 2010 ne devrait pas être inférieure à 205 millions de spectateurs. Elle devrait même atteindre plus probablement les 208 millions d’entrées. Une performance inédite depuis… 1967.

entrees mensuelles cumulees 2010-11

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 22:17

Depuis le début de l’année, Unifrance, l'organisme chargé de la promotion du cinéma français dans le monde, publie régulièrement chaque mois le box-office des films français à l’étranger. Une information intéressante, qui permet de suivre le sort réservé à nos succès hexagonaux dans d’autres pays. Et aussi de repérer les films destinés dès leur conception à une carrière internationale.

Les échecs relatifs en France des derniers films de Luc Besson sont ainsi rattrapés par leurs résultats à l’étranger : Adèle Blanc-Sec, qui n’a réalisé que 1,6 millions d’entrées en France, a ainsi déjà réuni 3,1 millions de spectateurs à l’étranger (dont 2 millions en Chine).
Autre exemple : The ghost writer, coproduction internationale majoritairement française, en langue anglaise et œuvre d’un réalisateur de renommée mondiale (Roman Polanski),  attire l’essentiel de ses spectateurs à l’étranger. Son million d’entrées en France est pourtant un très bon résultat, mais le film a bien marché en Europe notamment et cumule déjà 6 millions et demi de spectateurs à l’étranger.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 19:51

Après un mois de septembre traditionnellement creux et privé de grosses sorties, les nouveaux films ont largement dominé le box-office en octobre.

box-office top30 2010-10 octobre

Des hommes et des dieux a néanmoins poursuivi sa carrière, de manière certes moins éclatante qu’en septembre, mais la concurrence était plus rude en octobre, et l’usure, légitime, après plus d’un mois d’exploitation. Il a pourtant encore réalisé près d’1,4 million d’entrées supplémentaires sur les cinq semaines d’octobre, avec un nombre de copies en circulation toujours en hausse (500 à la fin du mois d’octobre, contre moitié moins à sa sortie début septembre).
A noter également parmi les films de septembre, le succès, rarement évoqué, de The town, de Ben Affleck, qui a encore réuni 500 000 spectateurs en octobre et dépasse début novembre le million d’entrées cumulées. Pas mal pour un film sorti sur à peine 300 copies à la mi-septembre.
Inception a quant lui continué de se rapprocher des 5 millions de spectateurs, mais ils semblent maintenant bien difficiles à atteindre au crépuscule de sa carrière…

 Octobre marque surtout le retour du cinéma français sur le devant de la scène, après plusieurs mois d’éclipse (si l’on excepte Des hommes et des dieux, bien sûr), avec une présence sur les écrans plus importante que ces derniers mois et avec Les petits mouchoirs et Arthur 3 sur les deux plus hautes marches du podium.

Les petits mouchoirs, le film de Guillaume Canet, connaît un succès foudroyant. Fort du capital sympathie de son réalisateur auprès du public français et d’une lourde campagne de promotion médiatique, il réunit près de 2 500 spectateurs par copie et réalise près de 1,4 million d’entrées pour sa première semaine d’exploitation. C’est le quatrième meilleur démarrage de l’année. Ces bons scores lui ont permis d’augmenter son tirage (75 copies supplémentaires) à l’heure d’entrer dans la semaine de la Toussaint, une des plus fréquentées traditionnellement dans l’année. Conséquence : des résultats en légère hausse en deuxième semaine, ce qui n’est pas fréquent.

Autrement, les films français ont connu des bonheurs divers. Donnant donnant (moins de 500 000 entrées) est un échec pour Isabelle Mergault dont le coup d’essai fructueux peine à se reproduire (3,6 millions de spectateurs pour Je vous trouve très beau en 2006 ; 2,2 millions avec Enfin veuve en 2008). Au rayon « comédie succès surprise », Anne Depetrini a pris le relais avec Il reste du jambon ?

Parmi les échecs patents, Hors-la-loi est totalement boudé. Ses 400 000 spectateurs sont bien rares au regard des 400 écrans qu’il s’est offert à sa sortie, et surtout par rapport à la précédente réalisation de Rachid Bouchareb, Indigènes (3,2 millions d’entrées). Et que dire de Ao, le dernier Neandertal, dont l’échec est encore plus retentissant : à peine 250 000 spectateurs au total en dépit d’une sortie sur 350 écrans fin septembre… Les succès télévisuels de Jacques Malaterre n’auront décidément pas été de nature à attirer les foules en salles.

A la faveur des vacances de la Toussaint et donc d’un jeune public nombreux, le dernier volet de la trilogie Arthur marque des points… mais sans plus. Suite au succès mitigé du deuxième épisode (moins de 4 millions d’entrées contre plus de 6 millions pour l’inaugural Arthur et les Minimoys), Luc Besson avait semble-t-il  préféré rompre avec la sortie en décembre pour éviter une bataille frontale avec la concurrence. Pari manqué, puisque Arthur 3 - la guerre des deux mondes ne réunira finalement qu’un peu plus de 3 millions de spectateurs. Car Moi, moche et méchant a lui aussi profité du temps libre des scolaires, et a fait jeu égal avec l’animation à la Besson. Malgré des conditions favorables, les films d’animation n’ont pas tous les moyens d’exister : Alpha et Omega et Le royaume de Ga’Hoole n’ont pas su créer la surprise et livrer une réelle concurrence aux deux poids lourds des vacances de la Toussaint.

The social network a d’entrée obtenu une belle audience (1 400 spectateurs par copie pour sa première semaine). Même s’il a souffert ensuite de la concurrence lorsque Les petits mouchoirs est entré dans la ronde, son audience cumulée reste remarquable (plus d’un million de spectateurs).
Quant à Woody Allen, il a su à nouveau rencontrer ses fidèles : encore 800 000 entrées dans son escarcelle avec Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, dans les mêmes eaux donc que son Whatever works de l’an passé.
En revanche, cela se confirme, la cuisine un peu lourde d’Oliver Stone ne fait plus recette : sa suite de Wall Street attire moins de public qu’un film de genre avec interdiction.

Paranormal activity 2 a en effet bien marché ; 650 000 entrées est un bon score pour un film d’horreur, même si en l’occurrence l’original qui a lancé la franchise avait réuni presque deux fois plus de spectateurs. Dans le genre horrifique, la version anglo-saxonne du suédois Morse, Laisse-moi entrer, ne s’est en revanche pas vu exaucé malgré la supplique de son titre.

Pour mémoire, le box-office d'octobre 2009 :

box-office-top20-2009-10.png

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 17:08

Jamais deux sans trois. Après les meilleurs mois de janvier et d’août de la décennie, 2010 s’octroie également le meilleur mois d’octobre depuis… 1984. En effet, d’après le CNC, 18,54 millions d’entrées ont été enregistrées dans les salles de cinéma en octobre dernier. C’est mieux que les 17,3 millions de tickets vendus à la même période en 2004, précédent record de la décennie.

nombre d'entrees cinema par jour 2010-10

Mais cela reste inférieur aux scores du début des années 80 : 18,7 millions en 1984, 19,5 en 1983 et même 20,6 en 1982. A cette époque, octobre était un moment fort de la fréquentation cinématographique, avec 10% des entrées annuelles.

En dépit de résultats en net recul dans l’absolu (la petite douzaine de millions d’entrées étant devenue le plus souvent la règle de 1987 à 1994), cette influence s’est ensuite renforcée lorsque les salles françaises ont mangé leur pain noir à la fin des années 80 et au début des années 90. En 1988 et en 1993, des pics ont été atteints : octobre a pesé ces années-là près de 12,5% des entrées annuelles.

Lorsque l’exploitation en France a repris des couleurs dans la deuxième moitié des années 90, octobre est alors petit à petit rentré dans le rang. Malgré ses 14 ou 15 millions d’entrées, son influence s’est réduite comme peau de chagrin.

Octobre devient alors un mois banal dans les premières années 2000, pesant seulement 8,5% des entrées annuelles. Mais le pire était encore à venir : après un dernier pic en 2004, la fréquentation en octobre s’est effondrée les trois années suivantes. En 2007, le fond est atteint : avec 11,6 millions d’entrées, soit 6,5% de la fréquentation annuelle, octobre devient un des mois les plus creux de l’année.

Il se ressaisit progressivement ensuite, avec 2010 en point d’orgue (pour l’instant ?) qui lui permet de repasser au-dessus de la ligne de flottaison.

frequentation cine 10-octobre

C’est à la deuxième quinzaine du mois qu’octobre 2010 doit ses excellents résultats (la semaine de la Toussaint est même la meilleure de l’année), et d’avoir fait la différence avec son prédécesseur en 2009. Les 2,8 millions de spectateurs d’écart renforcent l’avance de 2010 sur 2009, et confortent le scénario depuis longtemps envisagé : 2010 devrait battre le record de 201 millions d’entrées de l’an passé. Il faudrait désormais une fin d’année aussi catastrophique qu’en 2007 pour que les 200 millions ne soient pas atteints. Des mois de novembre et décembre simplement moyens assureraient à 2010 un score final de 205 millions de spectateurs cumulés.

entrees mensuelles cumulees 2010-10

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 19:55

Les articles et titres dans les medias se sont multipliés pour parler du succès inattendu de Des hommes et des dieux. Il est vrai que le film de Xavier Beauvois a cumulé en septembre 1,4 millions de spectateurs, avec une exceptionnelle régularité pendant 3 semaines. Diffusé assez modestement sur 250 copies le jour de sa sortie, le 8 septembre, le film détone avec une moyenne de 1 850 spectateurs par copie pour ses sept premiers jours d’exploitation (468 000 entrées au total). Le cercle vertueux s’enclenche alors : fort de cet excellent démarrage, le tirage du film monte à 420 copies la semaine suivante, ce qui lui permet de conserver, et même d’augmenter, son audience en deuxième semaine (481 000 entrées). Le « buzz » est alors lancé et va permettre d’entretenir le mouvement. Le film gagne encore une vingtaine de copies supplémentaires en troisième semaine, ce qui lui permet de limiter l’érosion de son haut niveau de fréquentation (457 000 spectateurs). Ce scénario a donc permis à Des hommes et des dieux de devenir le film le plus fréquenté du mois. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. L’an passé, le film de Christophe Honoré tapait dans la même catégorie : Non ma fille, tu n’iras pas danser était sorti lui aussi sur plus de 200 copies le 2 septembre ; quatre semaines plus tard, seuls 370 000 spectateurs environ s’étaient déplacés au total.

box-office top20 2010-09 

En dépit de cette bonne surprise, la fréquentation au mois de septembre dernier a simplement été correcte… pour un mois de septembre. Comme souvent, un succès visible (comme celui de Des hommes et des dieux) a surtout servi de cache-misère, notamment pour le cinéma français.

Le bruit des glaçons, de Bertrand Blier, a gentiment poursuivi sa carrière débutée fin août. Tout comme Crime d’amour, d’Alain Corneau, dont le décès à la toute fin août n’a relancé que chichement la fréquentation. Le nouveau Lelouch n’a pas convaincu (seulement 220 000 spectateurs en deux semaines malgré une exposition sur 300 copies pour Ces amours-là) et Rachid Bouchareb n’a pas réédité avec Hors-la-loi la réussite de Indigènes. Loin s’en faut : à peine 500 spectateurs par copie pour la première semaine d’exploitation…

Le cinéma américain a ainsi continué d’occuper le terrain qu’il avait monopolisé pendant l’été. Il obtient la majorité absolue des entrées du mois, notamment grâce à des films sortis depuis un moment déjà : Inception, Expendables, Karate kid, L’apprenti sorcier, etc.

Oncle Boonme n’apparaît pas dans le box-office du mois (limité exceptionnellement à 20 films pour en assurer la robustesse) malgré sa Palme d’Or. Mais ses 100 000 spectateurs sont à signaler, car ils ne sont pas communs pour le Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul ! Il faut dire que son Prix au festival de Cannes lui a fourni, en plus d’une bonne publicité, une bien meilleure exposition (84 copies initiales, alors que ses précédents films en France n’avaient bénéficié que de 3 à 23 copies).

Pour rappel, le top 20 de septembre 2009 :
box-office-top20-2009-09.png

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 17:12

D’après le CNC, 10,7 millions de personnes se sont déplacées dans les salles de cinéma en septembre dernier.  La chute de fréquentation est rude après un mois d’août record, mais c’est à peu de choses près le même score que l’an passé, à peine meilleur que la moyenne de la décennie.

Le scénario est devenu tristement habituel pour le mois de septembre, délaissé au fil des années, pour ne pas dire sacrifié. Si le nombre d’entrées en septembre ne diminue pas au cours des 20 dernières années (autour de 9 millions dans les années 90, de 10 millions dans les années 2000), cette stabilité constitue pourtant une indubitable régression puisque dans le même temps la fréquentation annuelle a progressé de plus de 70 % (de 116 millions d’entrées en 1992 à 201 en 2009). Résultat : le poids de septembre dans les résultats annuels a fondu. Dans les années 80, septembre représentait encore 7 à 8 % de l’ensemble des entrées annuelles. C’est peu certes, mais d’autres périodes de l’année (l’été notamment) étaient encore plus creuses. Au milieu des années 90, quand le cinéma voit à nouveau affluer les spectateurs, le poids de septembre ne tourne déjà plus qu’autour de 6 ou 7 %. Les années 2000 ne feront qu’accentuer cette déchéance, en dépit d’un pic éphémère à 12,5 millions d’entrées en septembre 2001. Le fond est atteint en 2005, lorsque septembre passe sous le seuil des 5 %... La très légère amélioration depuis n’a permis que de repasser ce cap et de s’y stabiliser.

frequentation cine 09-septembre

Septembre est désormais sans conteste le mois le plus creux de l’année. Petit aparté : cela est révélateur des résultats catastrophiques du mois de juin cette année, qui n’ont pas été meilleurs (360 000 spectateurs par jour en moyenne)…

nombre d'entrees cinema par jour 2010-09

Les résultats de fréquentation du mois dernier ne modifient pas le pronostic pour la fin de l’année : la barre des 200 millions de spectateurs devrait à nouveau être franchie en 2010. L’estimation est cependant légèrement revue à la baisse par rapport à celle effectuée il y a un mois. Non à cause d’un mauvais mois de septembre (ce n’est, on l’a vu, pas le cas), mais en raison de corrections par le CNC de ses estimations pour les sept premiers mois de l’année (cumulées, elles minorent les résultats de 1,4 million d’entrées).

entrees mensuelles cumulees 2010-09
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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 23:13

Cet article est également consultable sur le site du Ciné-Club de Caen

« Caen, des cinémas dans la ville » est une conférence organisée par Les Amis du Musée de Normandie,  donnée le 6 octobre 2010 dans l’auditorium du Musée des Beaux Arts de Caen par Serge David, commissaire de l’exposition « Caen, des cinémas dans la ville » (présentée jusqu’au 31 octobre 2010 dans le cadre des festivités des 50 ans du Lux) et auteur du livre éponyme.

Serge David, président du cinéma Lux, est venu présenter pendant un peu plus d’une heure l’histoire des cinémas à Caen sur plus d’un siècle, jusqu’à aujourd’hui.

Cette histoire a bien évidemment épousé celle du septième art et de sa distribution.

Les origines

Dans les années qui suivent immédiatement sa création par les frères Lumière en 1895, le cinéma n’est encore qu’une attraction parmi d’autres dans les foires itinérantes. Rapidement, ces petits films, que les forains achètent à leurs réalisateurs, obtiennent du succès et prennent une place grandissante parmi les attractions proposées.

L’idée germe vite dans l’esprit de certains que ce spectacle lucratif pourrait le devenir encore plus en en changeant les modalités de diffusion. Quelques entrepreneurs pionniers (Pathé, Gaumont) vont ainsi petit à petit changer la donne, en contrôlant la diffusion des films. Les forains, qui doivent désormais louer les films pour une durée déterminée sans en être propriétaires, vont progressivement perdre la main et être éliminés du marché.  La projection de films se sédentarise et se fait désormais dans des salles « en dur » dédiées au cinéma.  A Caen, cette évolution est portée par Albert Leboyteux : en 1909, son cinéma Omnia est autorisé à s’installer boulevard Albert Sorel, à l’emplacement actuel des courts de tennis.

Le développement des grandes salles dans l’entre-deux guerres

Vingt ans plus tard, l’Omnia doit fermer pour permettre l’extension du stade Hélitas. Avec l’argent de l’expropriation, la première grande salle caennaise (1000 places), le Trianon, voit le jour à l’emplacement actuel de la bibliothèque municipale. Situé à mi-chemin de l’Université (alors rue Pasteur) et de l’association des étudiants boulevard Sorel, le Trianon, avisé, propose déjà aux étudiants un tarif spécial et leur confie une plage de programmation artistique, sous la dénomination de Studio 27 (appel est lancé à l’auditoire pour percer l’origine de cette appellation, que Serge David n’a pu retrouver). Cet établissement correspond aux nouveaux standards de la projection cinématographique : une grande salle pouvant accueillir des centaines de personnes dans des conditions confortables, et munie d’un large écran. Dans la foulée du Trianon, Leboyteux ouvre une nouvelle salle, l’Eden. Cela génère également des vocations chez la famille Martin, qui construit son propre cinéma dans les anciens jardins de l’hôtel de Than, le Majestic (à l’emplacement actuel du Pathé-Lumière). Avant le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, Caen compte donc, avec le Select (ouvert dans les années 1910, rue de L’Engannerie), 4 grandes salles, où l’on n’offre d’ailleurs pas que du cinéma, mais aussi d’autres spectacles comme du music-hall (Joséphine Baker s’est ainsi produite dans la Cité de Guillaume).

L’Occupation et la Reconstruction

Pendant l’Occupation allemande, une nouvelle salle est construite : le Normandie (50 rue Saint-Pierre, dans les locaux actuels du magasin Eurodif). Le Majestic est réquisitionné par l’occupant pour divertir les troupes de la Wehrmacht (« Soldatenkino »). Les salles poursuivent leur activité dans des conditions évidemment particulières. Les films de propagande restent marginaux cependant.

La Libération et son lot de destructions, qui ont mis une bonne partie de la ville à bas, épargnent les cinémas qui peuvent reprendre assez rapidement leur activité. Seul l’Eden est détruit. Il sera reconstruit, plus grand, quelques années plus tard, près de ses ruines. Le Select sera quant à lui détruit, non par les bombardements mais parce qu’il gênait les plans des artisans de la reconstruction de la ville. Il sera reconstruit pour mieux s’intégrer au paysage de la nouvelle grande artère, l’avenue du 6-juin, par laquelle se fera désormais l’entrée dans le cinéma.

A la fin des années 50, de nouvelles salles viennent étoffer l’offre cinématographique : le Paris s’installe face au Select, avenue du 6-juin ; le Malherbe, rue Jean Romain ; l’ABC, enfin, rue de Falaise, vient combler le vide sur la rive droite de l’Orne.

La fin d’une époque et l’arrivée de l’Art & Essai avec le Lux

Dans les années 60, la fréquentation, comme au niveau national, chute. Le Select ferme ses portes et laisse la place à un garage automobile (fermé lui aussi depuis). Le Trianon est quant à lui détruit pour permettre la construction de la bibliothèque municipale. Le Normandie se refait une jeunesse et devient le Vog pour l’occasion.

C’est à cette période que le Lux va émerger. Salle paroissiale à l’origine en 1960, sa programmation respectueuse des bonnes mœurs (quitte à obstruer avec un carton les scènes « choquantes » !) trouve vite ses limites. Pour relancer la fréquentation et littéralement sauver le Lux de la fermeture, l’association de la paroisse fait appel à un fin connaisseur du cinéma local, Gilbert Benois. D’ultimatum en ultimatum, celui-ci va finir par réussir à donner une légitimité à la salle, en professionnalisant ses pratiques (davantage de séances), mais surtout en faisant le pari de l’Art & Essai, un mouvement alors débutant qui encourage la diffusion des films en version originale sous-titrée.

Concentration des salles caennaises et extension en périphérie à Hérouville

Dans les années 70, à l’exception du Majestic et du Lux, toutes les salles deviennent la propriété d’un exploitant brestois, Pierre Holley. Cette concentration ne vire pas pour autant à la concurrence déloyale, et la programmation se fait en bonne intelligence : Holley ne cherche pas à marcher sur les plates-bandes du Lux (qui vit alors son âge d’or). Sa mort dans un fait divers en 1974 ne modifiera pas la donne.

Par ailleurs, l’offre cinématographique sur l’agglomération caennaise s’élargit à Hérouville-Saint-Clair. Un complexe de cinq salles, le Cinéclair, voit le jour en 1976 dans la galerie marchande du supermarché. Dans le même temps, la mairie d’Hérouville-Saint-Clair a un autre projet dans ses cartons : un centre culturel cinématographique (le futur Café des Images), auquel sont associés les programmateurs du Lux. Mais ces derniers se retirent, fâchés, lorsqu’ils apprennent la création du Cinéclair que la mairie leur avait cachée. Le Café des Images ouvre en 1978 et, malgré des débuts difficiles, finira par trouver une place de choix dans le paysage cinématographique caennais. Moins heureux, le Cinéclair, victime de la concurrence des autres complexes, cesse lui son activité en 1986.

L’ère des multi-salles

Car une nouvelle ère s’ouvre : celles des complexes multi-salles, qui met fin à l’hégémonie des grandes salles à écran géant de plusieurs centaines de places. Gaumont rachète le Majestic et découpe les deux salles existantes en sept, afin de rentabiliser davantage l’activité. Dans le même temps ou presque, les héritiers de Pierre Halley souhaitent vendre toutes leurs salles (Vog, Paris, Malherbe). Inquiet de l’intérêt que ces emplacements pourraient susciter chez UGC ou Pathé, le Lux se lance alors dans une politique coûteuse de rachat, quitte à revendre ensuite ces salles à des activités non-cinématographiques (c’est le cas du Vog, à l’enseigne Eurodif). Il en frôlera la disparition… Car si le Paris trouve preneur (il sera découpé en quatre salles), ce n’est pas le cas du Malherbe. Le Lux trouve finalement un accord en 1984 avec Pathé (son PDG est un ami de la Ville) : s’appropriant des locaux attenants abandonnés par le Crédit Agricole, le cinéma se transforme en complexe de sept salles : cinq salles pour Pathé, les deux autres à l’étage pour le Lux. Mais c’est en fait Mediavision (la régie de publicité au petit bonhomme à la pioche), et non Pathé, qui entre dans le capital de la nouvelle société, avec des conséquences fâcheuses pour le Lux : victime d’un marché de dupes, il devient minoritaire et est contraint de fermer sa salle historique rive droite pour éviter la concurrence ! Après deux ans de ce régime où les animateurs du Lux sont progressivement évincés, c’est le divorce : le Lux repart de zéro en 1987 dans sa salle du quartier Sainte-Thérèse. Le Café des Images de son côté a su, par une politique ambitieuse, s’imposer sur le terrain de l’Art & Essai que le Lux n’arrivait plus à occuper : il en profite pour ouvrir une deuxième salle en 1987.

L’hégémonie de Pathé en centre-ville

Au début des années 90, Pathé et Gaumont règnent sur Caen (le Cinéclair a fermé, le Paris peine à exister) et se livrent concurrence. L’arrivée à leurs têtes respectives des deux frères Seydoux va aboutir à un accord de partage national pour s’épargner des conflits dans chaque ville où les deux circuits sont présents. A Caen,  Gaumont se retire et Pathé récupère en 1992 le site de l’ex-Majestic, qu’il baptise Pathé-Lumière. Plus de guerre donc avec le Pathé-Malherbe !

Pérennisation et développement de l’Art & Essai

L’Art & Essai évolue également dans l’agglomération : le Lux reprend des couleurs et ouvre une seconde salle en 1995. Le Café des Images passe à trois salles l’année suivante (le Lux suivra dix ans plus tard, une démarche indispensable pour ces cinémas qui pour assumer leur raison d’être et survivre doivent disposer d’une programmation suffisamment riche et variée). Ce terreau cinéphile attise des convoitises : le Paris est racheté et devient le troisième centre d’art & essai, le premier en centre-ville, sous le nom de Pandora, en 1999. Mais la greffe ne prend pas, et s’éteint deux ans plus tard. Le Crédit Agricole s’empare des lieux…

Les multiplexes

C’est à cette époque (la deuxième moitié des années 90) que débarque une nouvelle révolution de l’exploitation : le multiplexe. UGC lance ici le mouvement en 1998 en périphérie de Caen avec ses 12 salles dans le centre commercial Mondeville2. Son succès bouleverse à nouveau la donne en centre-ville. Le Pathé-Malherbe ferme ses portes en 2004, est détruit et remplacé par des appartements résidentiels. La riposte de Pathé interviendra prochainement, avec l’abandon de l’antique site du Pathé-Lumière pour investir le nouveau quartier des rives de l’Orne avec un complexe de dix salles.
Ce remodelage du paysage cinématographique  constituera un nouveau défi pour les cinémas d’Art & Essai de l’agglomération, les multiplexes en centre-ville cherchant en général à capter un public différent de celui des multiplexes de périphérie, un public que la version originale sous-titrée n’effraie pas… à suivre donc !

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Quelques commentaires

Cette conférence (qui manquait un peu d’illustrations visuelles) présentait une bonne partie des éléments mis en scène à l’exposition « Caen, des cinémas dans la ville » (présentée jusqu’au 31 octobre 2010 à  l’Echiquier, dans l’enceinte du Château de Caen). En plus de donner à voir quelques panneaux évoquant les cinémas caennais et leur histoire, celle-ci invite à revenir sur l’histoire du cinéma en général, de ses techniques et de ses mouvements artistiques. Ces deux parties sont parfois mixées dans le parcours, donnant malheureusement une impression un peu brouillonne… Le contenu donne cependant largement satisfaction !

Le livre éponyme sur lequel s’appuie cette exposition est d’une lecture tout à fait indispensable, bien illustrée (on aurait pourtant aimé davantage de photographies des bâtiments d’époque, et moins de ces affiches de vieux films qui s’étalent parfois sur des pages entières et donnent une impression de remplissage…). Les faits relatés sont évidemment davantage développés qu’au cours de la conférence, et agrémentés de nombreux et riches apartés qui sont autant d’occasions de témoignage d’acteurs plus ou moins récents de cette histoire.

L’auteur, Serge David, s’est appuyé en grande partie sur les travaux universitaires de Véronique Lallier-Lesbaudit et de Ludovic Lorenzi, auteur de « Les cinémas de Caen au 20ème siècle ». Cette dernière source, moins illustrée, est aussi plus fouillée et détaillée, notamment dans son évocation de l’évolution de la fréquentation des cinémas, de la Libération à 1999. Le livre, indispensable, est disponible à la vente en ligne, pour la modique somme de 6€ !

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 20:13

ALAIN CORNEAU

Réalisateur français né le 7 août 1943, mort le 29 août 2010
Egalement acteur, producteur, scénariste, dialoguiste
César du meilleur film en 1992 pour Tous les matins du monde
16 films, 14,6 millions d'entrées cumulées, 0,9 million en moyenne

Après un premier film passé inaperçu (il faut dire qu'il s'agissait d'un film de SF interdit aux moins de 16 ans), les films policiers d'Alain Corneau lui ont permis d'enchaîner les films millionnaires pendant dix ans. Après un dernier grand succès en 1991 avec Tous les matins du monde (par ailleurs César du meilleur film), le réalisateur traverse par la suite une quinzaine d'années plus difficiles, entre comédies et adaptations de romans intimistes, peinant à atteindre les 500 000 entrées (Les mots bleus ne réunit même que 140 000 spectateurs).

entrées filmographie CorneauSon dernier film, Crime d'amour, sorti le 18 août, ne fait pas exception, s'arrêtant tout juste au demi-million, malgré la mort du réalisateur au 12e jour d'exploitation du film qui aurait pu attirer des spectateurs curieux. Manifestement, l'effet décès (souvent observé dans les ventes de CD) n'a pas vraiment joué (la mort de Laurent Fignon – bien plus médiatisée - le lendemain n'a pas dû aider !).

Cependant, si on regarde les chiffres en détail, on peut tout de même observer quelques effets. Au niveau national, on ne dispose que de chiffres hebdomadaires :

18 au 24 août : 176 475 entrées
25 au 31 août : 109 612 entrées (- 38 %)
1er au 7 septembre : 69 570 entrées (- 37 %)
8 au 14 septembre : 54 533 entrées (-22 %)

Alors qu'on pouvait s'attendre à un bon maintien juste après le décès du réalisateur, la baisse observée en 3e semaine semble étonnamment forte… mais en réalité elle est plutôt modérée dans un contexte de fortes chutes pour tous les films lors de cette semaine de rentrée. En fait, Crime d'amour se situe au niveau des meilleures continuations (entre Inception et Poetry). Le film reprend ensuite une évolution normale puisque les 22 % de baisse en 4e semaine sont dans la moyenne d'une semaine caractérisée par des baisses modérées.

Les entrées quotidiennes sont connues au niveau de Paris et sa banlieue uniquement. Elles permettent d'observer la hausse des entrées - inhabituelle - du mardi de la semaine 2 par rapport au lundi : les spectateurs ayant appris la nouvelle du décès le lundi ont pu voir le film le lendemain. Par la suite, les entrées se sont bien maintenues en semaines 3 et 4 malgré un nombre de copies passé de 52 à 37 puis 28.

entrées Crime d'amour de Corneau

Au final, s'il est incontestable que "l'effet décès" a ponctuellement dynamisé la carrière de Crime d'amour, il semble que son impact soit assez limité sur la durée, ne dépassant pas quelques dizaines de milliers de spectateurs.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 15:58

Il y a un an, nous soulignions dans l'article National : été et ciné ne sont plus fâchés que l'été n'était désormais plus le parent pauvre de la fréquentation cinématographique.

L'été 2010 le confirme, en cumulant sur juillet et août 35,9 millions de spectateurs. A quelques dizaines de milliers d'entrées près, le record de 2009 est donc égalé. Depuis 2007, c'est donc un fait établi : les 2 mois de vacances scolaires d'été sont une période qui compte dans les résultats annuels de fréquentation.

Ils n'ont pourtant pas toujours pesé 18% des entrées annuelles comme c'est le cas aujourd'hui. Au contraire, les salles de cinéma ont longtemps été désertées en juillet-août. Tout au long des années 80 et 90, et jusqu'aux premières années de la décennie 2000, les 2 mois d'été ne représentaient que 13 à 14% des entrées annuelles, atteignant même des fonds abyssaux en certaines occasions (14,3 millions de spectateurs seulement en juillet-août 1994, pour une contribution minime de 11,5% aux résultats de l'année).

L'été 2004, en franchissant la barre des 30 millions d'entrées pour la première fois, a brisé cette règle. La donne en a alors été changée durablement, faisant la démonstration qu'il existait un potentiel de spectateurs de cinéma, même au plus fort des vacances d'été. La suite a montré qu'il s'agissait d'un véritable coup de semonce, lançant une tendance qui s'est encore amplifiée depuis (en dépit de quelques trous d'air, minimes en 2008, plus conséquents en 2006).

frequentation cine en ete 2010

Si l'été 2010 et l'été 2009 ont abouti au même record (près de 36 millions de tickets vendus), ils ont emprunté des voies légèrement différentes. 2010 a fait preuve d'une plus grande constance, navigant en permanence sur de très hauts plateaux (presque autant d'entrées en août qu'en juillet), alors que 2009 s'est d'abord offert un sommet hors catégorie (près de 21 millions d'entrées pour le seul mois de juillet) avant de se poser en douceur, à haute altitude, en août.

La stratégie des distributeurs cette année a probablement joué : en août, l'éventail des sorties s'est légèrement resserré par rapport à l'an passé (9 nouveaux films par semaine en moyenne, contre 10), mais leur exposition a été renforcée (les nouveautés ont chaque semaine envahi en moyenne 1550 écrans, contre seulement 1200 en 2009). Cela a pu relancer l'audience des salles, en ne limitant pas la fréquentation aoûtienne à celle, moins dynamique, des spectateurs retardataires ayant manqué les grosses sorties de juillet.

La concurrence a donc été plus rude, d'où une moindre concentration des entrées qu'en 2009. La moitié des entrées estivales s'étaient portées sur 3 films en 2009 (L'âge de glace 3, Harry Potter 6 et Là-haut, 17 millions d'entrées cumulées) ; il en a fallu 4 en 2010 pour atteindre le même niveau (Shrek 4, Inception, Twilight 3 et Toy story 3, 16,5 millions de spectateurs au total).
Sortis à la même époque (30 juin pour l'un, 3 juillet pour l'autre), Shrek 4 a obtenu 3 millions de spectateurs de moins que L'âge de glace 3. Côté Pixar, Toy story 3 a réalisé 400 000 entrées de plus pendant l'été que Là-haut, mais avec 2 semaines d'exploitation supplémentaires. Même en s'unissant, Twilight 3 et L'apprenti sorcier n'ont pu rivaliser avec le Harry Potter de l'été 2009. En revanche, la surprise est venue de Inception (4,1 millions de spectateurs en juillet-août), qui a occupé le terrain de la quatrième semaine de juillet, délaissé l'an passé. Inception fait même beaucoup mieux que cela, puisque la poursuite de sa carrière en a fait le film de 2010 le plus vu.
Côté "cinéma d'auteur-qui-fait-des-entrées", Stephen Frears avec Tamara Drewe, malgré un score très honorable (plus de 500 000 spectateurs), n'a pas réédité la performance de Woody Allen en 2009 (800 000 entrées pour Whatever works).

Les films français sont quasi-absents de ce palmarès, faute d'avoir tenté de contester le quasi-monopole américain. La plus grosse sortie française de l'été, L'Italien, n'a été diffusée que sur quatre centaines de copies. Elle est la seule à atteindre le million de spectateurs. Et il n'y a pas eu cette année de succès surprise à la hauteur de Neuilly sa mère ! en 2009. Les presque 500 000 spectateurs de Tournée, de Mathieu Amalric, n'étaient pas vraiment attendus, mais restent modestes.

box-office top30 ete 2010

rappel du top 20 de juillet-août 2009 :
box-office-top20-ete-2009.png
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