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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 21:34
Le CNC vient de communiquer les résultats de fréquentation des salles de cinéma le mois dernier : 20,9 millions de tickets ont été vendus en 4 semaines.
L'effet Avatar qui avait dopé la fréquentation du mois de janvier  s'estompe en février. Les résultats, loins d'être mauvais, sont cependant plus conformes aux standards d'un mois de février classique (20,4 millions d'entrées en moyenne dans les années 2000).

Malgré tout, déjà toute proche des 40 millions de spectateurs en 2 mois, 2010 part sur des bases très élevées, légèrement supérieures à l'addition des meilleurs mois de janvier (en 2001) et de février (en 2002) de la décennie (39,7 millions). 2010 compte du coup déjà 5,5 millions de tickets d'avance sur 2009 à la même époque !

Faut-il pour autant d'ores et déjà pronostiquer un nouveau record en fin d'année ? Ce serait aller un peu vite en besogne, car c'est grâce à un deuxième semestre absolument exceptionnel que 2009 avait fait la différence. Ambitieux d'imaginer qu'il devienne la norme cette année...
Plus raisonnablement, on peut anticiper sans risque de trop se tromper les 190 millions d'entrées annuelles, un score dans la fourchette haute des années récentes.

Pour finir, on notera que même si février 2010 n'a pas bousculé les habitudes, ses 750 000 entrées quotidiennes n'avaient pas d'équivalent depuis mars 2008 (880 000 spectateurs par jour), marqué par la sortie d'un certain Bienvenue chez les Ch'tis...

nombre d'entrees cinema par jour 2010-02
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 12:00

Coco, roi de la flambe

On l'a vu précédemment, certains films (blockbusters, suites ou autres films à fans) réalisent des démarrages fulgurants, avant parfois de chuter brutalement. Au final, l'indice de succès de ces films ne dépasse pas 2.

L'exemple récent le plus symptomatique, en 2009, est sans doute Coco. Le film de Gad Elmaleh, très attendu après le succès de Chouchou, réalisa le meilleur démarrage du premier semestre avec plus d'1,8 million de spectateurs en première semaine. Il faut préciser cependant que cette semaine correspondait au Printemps du cinéma, qui a certainement contribué de l'ordre de quelques centaines de milliers de spectateurs à ce résultat. La chute de fréquentation en deuxième semaine n'en fut que plus dure : près de deux tiers de spectateurs en moins ! Même sanction en troisième semaine : malgré un nombre de copies proche du record (871), le film, qui avait fait le plein de fans en première semaine, n'attirait plus que quelques retardataires non échaudés par le bouche-à-oreille calamiteux. Le film quitta les écrans au bout de huit semaines, après avoir multiplié ses entrées de la première semaine par 1,67 seulement (le plus mauvais indice de succès parmi les films millionnaires) !

Slumdog Millionaire, success story au long cours

Heureusement, tous les films ne connaissent pas ce destin. La qualité des films et un bon bouche-à-oreille - toujours plus rapide et efficace avec Internet - permettent à certains films de durer et de devenir un phénomène avec le temps.

Slumdog millionaire en est l'exemple le plus emblématique cette année. Film modeste (le réalisateur est connu mais le casting indien était inconnu et en partie non professionnel), distribué sur un nombre limité de copies (126, soit 11 de moins que Notorious B.I.G. par exemple), le film de Danny Boyle pouvait déjà s'estimer heureux de réunir près de 209 000 spectateurs en première semaine (Notorious B.I.G. en attira 132 000… sur toute sa carrière !) et pouvait prétendre aux 500 000 entrées finales.

C'était sans compter sur le bouche-à-oreille phénoménal qui multiplia rapidement les spectateurs. Le film fut d' une stabilité remarquable, en maintenant ses entrées autour de 200 000 spectateurs hebdomadaires pendant une dizaine de semaines et en gagnant des copies au fil des semaines. Il se paya même le luxe de réaliser son meilleur score en septième semaine (307 531 entrées), grâce à l'effet oscar, cérémonie où il rafla huit statuettes. Fin 2009, soit près d'un an après sa sortie et bien qu'il soit disponible en DVD depuis cet été, le film attirait toujours plusieurs centaines de spectateurs chaque semaine dans les salles.

Au final, l'indice de succès atteint 12,92. Un score vraiment incroyable à une époque où les films sont éjectés des écrans au bout d'une semaine comme de vulgaires produits de consommation, et de loin le meilleur indice de l'année et sans doute de la décennie (depuis 2006, seuls deux films ont dépassé 10 : Little miss sunshine et La vie des autres ont atteint 11,16 précisément).

succès éphémère-succès durable-Coco et Slumdog Million
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 21:21

L'autre manière de mesurer les succès

Au-delà du simple nombre de spectateurs, il est intéressant de mettre en valeur la réussite de films qui, s'ils ont obtenu des résultats plus modestes au box-office, ont rencontré un succès public significatif. Ce succès se traduit par une durée d'exploitation plus longue grâce à une fréquentation stable au fil des semaines.

Un indicateur s'avère particulièrement intéressant à regarder pour mesurer ce succès. L'indice de succès - ainsi qualifié par le Doc Statistic qui l'analysait, en privé, il y a quelques années - est le rapport entre le nombre d'entrées final d'un film et le nombre d'entrées lors de sa première semaine d'exploitation. Il permet donc de déterminer si un film, quelle que soit l'intensité de son démarrage, s'est vite effondré - signe d'un mauvais bouche-à-oreille ou d'un blockbuster qui a vite épuisé son potentiel - ou s'il a connu une carrière à succès sur la durée.

Cet indice a été ici uniquement calculé pour les films de 2009 ayant attiré plus de 100 000 spectateurs, soit 223 films. La moyenne s'établit à 2,7, ce qui signifie que les films multiplient leurs entrées de la première semaine par moins de 3, autrement dit qu'ils réalisent plus du tiers de leurs entrées en première semaine. On peut dès lors considérer qu' un indice supérieur à 4 sera synonyme de succès alors qu' un indice inférieur à 2 mettra en évidence l'échec du film.


D'un extrême à l'autre : La Panthère Rose 2 et Slumdog Millionaireles indices de succès 2009

Ce coefficient varie d'un facteur de 1 à 10 puisqu'il est de 1,24 pour La Panthère Rose 2 (autrement dit 80 % des recettes de ce film se sont faites la première semaine, difficile de faire plus ramassé !) à 12,92 pour Slumdog millionaire, un score rarement atteint dans l'histoire du cinéma.

Parmi les plus gros indices on trouve des films qui, à l'exception du Petit Nicolas, n'étaient pas très attendus et ont créé la surprise en marchant sur la durée grâce à un bon bouche-à-oreille. C'est souvent le cas de comédies, comme l'ont prouvé cet été Neuilly sa mère ! et Very bad trip. On trouve aussi parmi ces succès des films pour enfants qui restent longtemps à l'affiche grâce aux vacances scolaires (La véritable histoire du Chat Botté, Mission-G, Volt, star malgré lui).

Du côté des pires indices, on trouve également… des comédies ! Ce genre est en effet le plus aléatoire en terme de succès : "ça passe ou ça casse" en quelque sorte. La casse cette année a eu lieu entre autres pour Le missionnaire, Rose & noir, Cinéman, King Guillaume, Bambou ou La guerre des miss.

Le cas des suites

Les suites ou autres films attendus par un certain nombre de fans sont également fréquents en bas de classement : ils démarrent fort puis s'effondrent très vite si la qualité n'est pas là pour attirer un public plus large. Coco représente bien cette catégorie, dans laquelle on trouve aussi Ong-bak 2, Le séminaire, Underworld 3, Vendredi 13 et bien sûr La Panthère Rose 2.

A ce sujet il est intéressant de comparer les deux premiers épisodes de Twilight, sortis en 2009. Le premier est sorti en début d'année de façon mesurée (455 copies), seulement attendu par les fans de la saga littéraire, qui n'avait pas connu le même succès en France que dans les pays anglo-saxons. La première semaine fut pourtant excellente (756 000 entrées) et le succès ne se démentit pas avec un bon indice de succès de 3,67. Il s'est ensuite trouvé de nouveaux adeptes grâce aux DVD… et aux téléchargements illégaux. Ainsi, quand le deuxième épisode est sorti en novembre, il était devenu un phénomène de société attendu par un grand nombre de fans impatients de le découvrir dès les premiers jours. Avec 300 copies supplémentaires, il attira 2,3 millions de spectateurs en première semaine, soit presque autant que le premier épisode sur toute sa carrière ! Mais une fois les fans rassasiés, il ne restait plus que quelques amateurs moins pressés pour aller le voir, et son indice s'arrêta donc à 1,81, le troisième indice le plus bas de l'année pour un film millionnaire. Le troisième épisode en juin fera-t-il encore pire ?

A noter que certains indices peuvent légèrement évoluer pour les films encore en exploitation. Avatar en particulier devrait à terme dépasser l'indice 5 et peut-être même faire mieux que Neuilly sa mère ! au finish. Slumdog millionaire reste évidemment inatteignable.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 17:15

On le constate depuis quelques années, la carrière des films est de plus en plus brève et leur destin est souvent scellé dès la première semaine - voire de plus en plus le premier jour ou même avec les fameuses premières séances Paris 14h.

Aux Etats-Unis... mais en France aussi

Le phénomène est particulièrement marqué aux Etats-Unis où les producteurs mettent le paquet sur la promotion pour que leurs films obtiennent les meilleurs résultats en première semaine et battent au passage de nouveaux records qui leur assurent la postérité statistique (faute souvent de postérité artistique).

En France aussi, avec le nombre de plus en plus élevé de sorties hebdomadaires (c'est à vérifier, il me semble que c'est assez stable depuis quelques années, après une période inflationniste il est vrai- note de Doc Statistic) , le turn-over des films s'accentue, notamment dans les multiplexes. Un film qui démarre mollement devra souvent laisser sa place à d'autres films dès la semaine suivante, sans laisser la possibilité aux spectateurs potentiels d'aller le voir et donc sans laisser au film le temps de faire ses preuves sur la durée.

Des spectateurs qui pratiquent le zapping...

La responsabilité en revient aussi aux spectateurs, qui ont de plus en plus tendance à aller voir les films dès le jour ou en tout cas la semaine de leur sortie, notamment dans le cas des suites de films à succès qu'ils attendent depuis des mois. On qualifie ces films, qui réalisent l'essentiel de leurs entrées les premiers jours, de frontloaded (en anglais, je ne sais pas ce que ça donne en français…). Leur carrière est souvent assez brève puisque la majorité de leurs spectateurs potentiels vont les voir dès leur sortie en salle (cf. l'article à suivre sur les "indices de succès").

... après s'être (paresseusement) précipités sur les suites meilleurs démarrages

Il suffit de regarder les meilleurs démarrages de tous les temps pour constater que tous ces films sont sortis ces dix dernières années... et qu'il s'agit exclusivement de suites (à l'exception notable de Bienvenue chez les Ch'tis). En effet ce phénomène existait peu dans les décennies précédentes… ne serait-ce que parce que les suites étaient bien moins nombreuses (mais d'autres facteurs explicatifs interviennent comme la promotion des films, l'augmentation du nombre de copies ou, on l'a dit, les habitudes des spectateurs).

Cette année ne fait pas exception à la règle en nous offrant son lot de démarrages fulgurants, notamment 3 films dans les 11 meilleurs démarrages "1er jour" de tous les temps ! Ainsi L'âge de glace 3 - Le temps des dinosaures se classe 4e démarrage "Paris 14h" et 3e "1er jour". Son score "1re semaine" est moins bon car, sorti un vendredi, il ne comptabilise que 5 jours d'exploitation au lieu de 7.

Harry Potter et le prince de sang-mêlé se distingue également. Et il prouve justement que les meilleurs démarrages ne font pas les meilleurs résultats au final : s'il a réalisé les 2e meilleurs "1er jour" et "1re semaine" de tous les Harry Potter, il finit dernier de la saga en fin de carrière !

Autre film remarquable : 2012 échoue au pied de ces tops 10. Ce résultat est exceptionnel car il ne s'agit pas d'une suite contrairement à ses dix prédécesseurs. Cependant, il faut relativiser cet exploit en signalant que le film est sorti un jour férié, propice aux entrées.

Quant au leader de l'année, Avatar, il n'entre pas trop dans ce cadre en réalisant des démarrages modestes (deux fois moins que 2012), pour "Paris 14h" (6 718 entrées) et "1er jour" (320 934)… marqués il faut dire par la grève du RER et les chutes de neige ! Il se bâtit une carrière plus sur la durée, comme l'avait d'ailleurs fait Titanic en son temps en démarrant à "seulement" 1,74 million d'entrées en première semaine mais en finissant au-delà de 20 millions. Mais gageons que Avatar 2 se classera aisément dans ces classements quand il sortira !
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 18:47

On peut mesurer le succès d'un film par différents indicateurs (longévité, entrées par copie ou selon le budget, etc.). Une catégorie de films offre une possibilité supplémentaire : les suites peuvent en effet être comparées aux épisodes précédents. C'est le cas de 26 films en 2009 (tous ne sont pas à strictement parler des suites mais sont liés à d'autres films précédemment sortis). Beaucoup n'ont eu qu'un seul épisode précédent et peuvent donc se comparer directement, pour les autres la comparaison se fait sur la moyenne des différents épisodes qui ont précédé.

Ceux qui montent…

Le bilan est plutôt mauvais : seuls 9 films réalisent plus d'entrées que leurs prédécesseurs, et seuls 5 d'entre eux connaissent des évolutions significatives. Star Trek est le succès le plus marquant. S'il ne franchit pas le million d'entrées qu'on pouvait attendre d'un tel blockbuster, il réalise un score très élevé pour une franchise qui n'a jamais passionné les Français, au cinéma en tout cas puisque les 9 épisodes précédents (un dixième film n'est même jamais sorti en France) ont oscillé entre 30 000 et 220 000 entrées. Seul le premier film avait surfé sur le succès de la série télévisée et attiré près de 700 000 spectateurs, et même lui est battu. Un reboot bienvenu donc.

Beau résultat également pour L'âge de glace 3 (après 3,06 et 6,64 millions pour les deux premiers volets) et Twilight 2 (avec 50 % d'entrées de plus que le premier sorti en début d'année). Fast and furious 4 réalise aussi un bon score comparé aux épisodes 1 et 3 mais n'égale pas le 2 (1,83). Destination finale 4 se démarque d'une saga à la stabilité impressionnante (3 épisodes dans les 800 000 entrées).

Quatre "seconds épisodes" font légèrement mieux (9 à 34 %) que le premier : Alvin et les Chipmunks 2, Banlieue 13 ultimatum, Transformers 2 : la revanche, OSS 117 : Rio ne répond plus.

Ceux qui baissent…

Beaucoup de baisses, et souvent sévères : de quoi s'interroger sur l'intérêt de faire des suites à tout va. Les films d'épouvante limitent la casse : - 11 à - 23 % pour les seconds épisodes de REC et The descent et le sixième de Saw (le plus mauvais score de la saga, loin derrière les 767 000 entrées du 3e volet).

Plus mauvais score également pour deux autres sagas : Harry Potter baisse encore avec son sixième volet, loin des 9,4 millions du premier, et Terminator renaissance fait moitié moins que les épisodes 1 et 3 et surtout 4 fois moins que Terminator 2.

Résultat décevant également pour Arthur et la vengeance de Maltazard, loin du carton du premier épisode, de quoi s'inquiéter pour le dernier volet de la trilogie prévu pour octobre prochain. Mais la palme revient (si l'on exclut Divorces qui n'est pas vraiment une suite à Mariages) à La Panthère Rose 2 qui attire 5 fois moins de spectateurs que l'épisode précédent (la mauvaise distribution y est pour beaucoup).

A noter enfin que la deuxième partie du Che a réalisé 3 fois moins d'entrées que la première partie sortie un mois plus tôt : les spectateurs déçus par L'Argentin ne sont pas allés voir la suite malgré des critiques bien meilleures (c'est mon cas).

résultats des suites en 2009

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 19:13

Les films millionnaires : plus d'un par semaine !

Le box-office a battu un record de fréquentation cette année en franchissant le cap des 200 millions d'entrées (cf. National : record de fréquentation en 2009 ? oui, mais... ).

Un autre record va dans le même sens : avec 54 films dépassant le million d'entrées, c'est la première fois dans l'histoire du cinéma en France que l'on a plus d'un film millionnaire par semaine. Le précédent record était en effet de 51 films en 2001, excellente année pour la fréquentation des salles justement. Les deux records sont d'ailleurs fortement corrélés : depuis 20 ans, on observe 1 film millionnaire pour environ 4 millions d'entrées. Comme quoi la hausse de fréquentation n'est pas due seulement à quelques poids lourds mais bénéficie à de nombreux films. On peut imaginer qu'en remontant plus loin dans le temps, cette corrélation n'était peut-être pas aussi évidente car les sorties de films étaient plus limitées, pour des entrées plus nombreuses.

Les grands gagnants

Ces vingt dernières années, ils n'étaient que 7 films à avoir passé les 10 millions d'entrées. Dont 5 comédies françaises… Avatar est donc le huitième (et le second de James Cameron !) à atteindre de tels sommets. On compte également 3 films au-dessus des 5 millions d'entrées, ce qui est dans la moyenne généralement observée ces dernières années. En fait 2009 se distingue surtout par le grand nombre de films ayant tout juste atteint le million, il s'en est fallu de peu que l'on compte une dizaine de millionnaires en moins !

Cocorico ?

19 films français se classent parmi les millionnaires, le même nombre qu'en 2008. Sauf que l'année dernière les deux premiers (dont Bienvenue chez les Ch'tis) se classaient en tête alors que cette année le premier Français rate le podium : Le petit Nicolas n'aura pas pu rattraper Harry Potter malgré sa belle carrière.

Les trimestres

L'année avait bien commencé avec 14 films millionnaires en hiver dont la moitié autour de 3 millions d'entrées. Le printemps fut tout aussi généreux avec 15 films au-delà du million, même si la plupart se situaient vers les 2 millions d'entrées. L'été se contenta de 10 millionnaires, mais amena ses premiers vrais gros succès avec 4 films à plus de 4 millions d'entrées. Un trimestre plus concentré sur quelques gros films donc. Enfin, l'automne termine l'année en beauté avec à la fois un nombre élevé de millionnaires (15) et quelques gros morceaux autour de 4 millions, et en cerise sur le gâteau l'énorme Avatar.

 les 54 films millionnaires de 2009
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 22:28

Ciné-Kino jette pour nous un dernier regard -particulièrement aiguisé- sur l'année écoulée. Premier article d'une série de 6 à suivre
BO 2009-T4

Tops

Encore un excellent trimestre, qui conclut une année 2009 exceptionnelle : ce ne sont pas moins de 15 films qui ont attiré plus d'un million de spectateurs, soit un chaque semaine. Cependant, seuls quatre d'entre eux se distinguent vraiment.

Un film a particulièrement marqué le trimestre, peut-être en avez-vous entendu parler… S'il n'égalera sans doute pas le succès de Titanic, autre film de James Cameron, Avatar a déjà attiré près de 13 millions de spectateurs et pourrait en cumuler au final plus de 15 millions, score rarement atteint au box-office français, surtout pour un film américain (les films ayant réalisé plus de 10 millions d'entrées ces vingt dernières années sont essentiellement des comédies françaises).

Trois films se démarquent également avec environ 4 millions d'entrées. Là encore il s'agit de films de science-fiction/fantastique, genre qui a décidément eu le vent en poupe ce trimestre.

Les autres films ne dépassent pas 2 millions de spectateurs, beaucoup ont même passé le million de justesse. Quelques bonnes surprises cependant parmi ces films. On citera notamment le succès sur la durée du Concert, le succès hommage de Michael Jackson's This is it ou encore le succès éphémère (un démarrage très fort suite au buzz venu des Etats-Unis puis une chute abyssale à cause d'un mauvais bouche-à-oreille) de Paranormal activity. Les vacances scolaires ont également permis aux films pour enfants de faire une  belle carrière : Mission-G, Le drôle de Noël de Scrooge, Loup et Alvin et les Chipmunks 2.

 

Flops

La plus grosse déception du trimestre est sans doute Arthur et la vengeance de Maltazard qui perd 40 % d'entrées par rapport au premier volet de cette trilogie, en raison de critiques unanimes contre lui (Besson accusait déjà la presse de descendre ses films à chaque fois, ce n'est pas encore cette fois qu'il va se réconcilier avec…).

Parmi les millionnaires déçus, on citera également l'adaptation Lucky Luke et le Micmacs à tire-larigot de Jean-Pierre Jeunet qui nous avait habitués à plus.

Les flops sont cependant surtout à chercher du côté des films sous le million, ce qui est assez logique.

Le plus sévère des revers est sans doute celui de Rose & noir. Habitué aux films millionnaires (7 films sur 9), Gérard Jugnot tombe de haut avec cette comédie trop excentrique et vulgaire pour fédérer le public et qui passe à peine le cap des 100 000 entrées.

Autre déculottée : celle reçue par Cinéman qui échoue à 300 000 spectateurs. Le film avait pourtant de sacrés atouts pour réussir avec son gros budget et l'association de Yann Moix, très attendu après Podium, et du très bankable Franck Dubosc.

Il s'est malheureusement passé pour les comédies françaises ce que l’on pouvait craindre : en sortant les 21 et 28 octobre, Lucky Luke, Cinéman et Micmacs à tire-larigot se sont fait de l'ombre et ont enregistré des résultats décevants. Comme quoi le planning des sorties devrait être plus réfléchi en France pour éviter ce genre de couacs… 

Citons enfin la dernière déconvenue de l'année : Coco Chanel et Igor Stravinsky qui arrive trop tard et n'atteindra pas 150 000 spectateurs quand Coco avant Chanel dépassait le million en début d'année.

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 17:39
Dans la foulée de l'exceptionnel second semestre 2009, 2010 démarre sur les chapeaux de roues.
D'après le CNC, la fréquentation cinématographique s'est élevée à 18,95 millions d'entrées en janvier.
C'est 3,6 millions de plus qu'en 2009, soit une progression de 23,7 %.
Il s'agit du meilleur mois de janvier depuis au moins une quinzaine d'années.
La prolongation de la carrière de Avatar, débutée les 2 dernières semaines de 2009, y est évidemment pour beaucoup.
Les 17,2 millions d'entrées de janvier 1998 (précédent point haut, porté à l'époque par la sortie le 7 de... Titanic du même James Cameron), sont ainsi largement dépassés.

Mais la performance du box-office en ce début 2010 va au-delà de la simple comparaison avec les mois de janvier des années précédentes.
Alors que le premier mois de l'année marque traditionnellement une pause pendant laquelle les spectateurs soufflent un peu entre les 2 mois les plus chargés de l'année (décembre et février), plus de 600 000 personnes en moyenne par jour se sont pourtant rendues au cinéma en ce mois de janvier 2010.
Janvier devrait ainsi peser en 2010 pour 9,5 à 10 % de la fréquentation totale sur l'année. La proportion, plutôt sur une pente (douce) descendante, tournait autour de 8 % ces 7 dernières années.
Mais ce n'est véritablement qu'en janvier 2011 que l'on pourra conclure à un changement durable ou non des habitudes de fréquentation... et de programmation !

fréquentation ciné en janvier
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 17:33
Histoire de mieux connaître le cinéphile qui se cache derrière l'amateur de statistiques, quoi de mieux qu'un petit classement de ses plaisirs de cinéma vécus en 2009 ?

Sur 141 films visionnés dans l'année, une trentaine l'ont été dans les salles obscures, dont 26 éligibles au titre de 2009.

C'est un échantillon bien mince parmi les quelque 600 films inédits sortis en salle...
Mais les choix faits en disent sûrement déjà long !
En voici la liste :

Bancs publics (Versailles Rive Droite) , de Bruno Podalydès

Les beaux gosses , de Riad Sattouf

Bellamy , de Claude Chabrol                                         (séance du Ciné-club de Caen)

Che 2ème partie : guerilla , de Steven Soderbergh

Elève libre , de Joachim Lafosse                         (analyse sur le site du Ciné-Club de Caen)

Fais-moi plaisir ! , de Emmanuel Mouret

La famille Wolberg , de Axelle Ropert

Fish tank , de Andrea Arnold                                       (séance du Ciné-club de Caen)

Gran Torino , de Clint Eastwood                       (analyse sur le site du Ciné-Club de Caen)

Les herbes folles , de Alain Resnais                         (séance du Ciné-club de Caen)

Inglourious basterds , de Quentin Tarantino    (analyse sur le site du Ciné-Club de Caen)

Mademoiselle Chambon , de Stéphane Brizé        

Les noces rebelles , de Sam Mendes      

Non ma fille, tu n'iras pas danser , de Christophe Honoré    (séance du Ciné-club de Caen)

Public enemies , de Michael Mann                   (analyse sur le site du Ciné-Club de Caen)

Le ruban blanc , de Michael Haneke                 (analyse sur le site du Ciné-Club de Caen)  

Le sens de la vie pour 9,99$ , de Tatia Rosenthal        

Still walking , de Kore-eda Hirokazu                    (analyse sur le site du Ciné-Club de Caen)

Tetro , de Francis Ford Coppola                                               (analyse sur le site du Ciné-Club de Caen)

Tokyo sonata , de Kioyoshi Kurosawa                                            (séance du Ciné-club de Caen)

Toute l'histoire de mes échecs sexuels , de Chris Waitt

Les vies privées de Pippa Lee , de Rebecca Miller

Watchmen - les Gardiens , de Zack Snyder

Whatever works , de Woody Allen                   (analyse sur le site du Ciné-Club de Caen)

The wrestler , de Darren Aronofski     

Yella , de Christian Petzold                                              (séance du Ciné-club de Caen)


Et parmi eux, les dix plus marquants :

1- Le ruban blanc, de Michael HanekeThe Wrestler, de Darren AronofskyYella, de Christian PetzoldGran Torino, de Clint EastwoodPublic enemies, de Michael Mann
Fish tank, de Andrea ArnoldLes noces rebelles, de Sam MendesLes beaux gosses, de Riad SattoufElève libre, de Joachim LafosseWhatever works, de Woody Allen
 

Des oeuvres de cinéastes chevronnés (Eastwood, Mann, Haneke, Allen - et Coppola, vu à la dernière heure, n'était pas loin), dans le circuit depuis une dizaine d'années (Aronofsky, Mendes), de petits jeunes (Andrea Arnold, Christian Petzold, Joachim Lafosse), et même de débutants (Riad Sattouf).

Rayon déceptions, le Mouret et le Podalydès...
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 18:13
Les bons résultats de fin d'année (cf. National : 22 millions d'entrées en décembre ) ont porté 2009 à un niveau de fréquentation (200,85 millions de spectateurs cumulés) qui n'avait plus été atteint depuis 1982 (201,93 millions d'entrées), comme cela a été analysé dans un article précédent (National : record de fréquentation en 2009 ? oui, mais... ).

Le communiqué du CNC l'évoque : c'est grâce à un exceptionnel deuxième semestre que ce record a été rendu possible.

Au premier semestre, 96 millions de billets ont été vendus, un résultat  très ordinaire (95,9 millions en moyenne sur la période 2001-2008).
Au deuxième semestre, 104,8 millions de spectateurs ont visité nos salles obscures, soit 11,2 de plus que le précédent record (en 2004) !

Plus en détail, quel a été le scénario de cette issue ?
Jusque fin juin, rien ne la laissait présager : 2009 se situait exactement dans la norme, ses mauvais mois de février et juin étant simplement compensés par de très corrects mois d'avril-mai.
Mais un incroyable mois de juillet (cf. National : juillet 2009 affole les normales saisonnières ) va mettre d'emblée 2009 dans le sillage de 2004, meilleure cuvée de la décennie. Les mois suivants, légèrement supérieurs à la moyenne, vont permettre de tenir la cadence... avant le coup d'accélérateur décisif qui intervient en novembre (cf. National : près de 21 millions d'entrées en novembre 2009 ! ), et met à portée pour la première fois la barre symbolique des 200 millions d'entrées. Ne restait plus qu'à transformer l'essai, ce que la bonne fréquentation en décembre va concrétiser...

entrees mensuelles cumulees 2009-12

Côté négatif, cette hausse de la fréquentation annuelle a bénéficié en priorité aux grands exploitants (+ 7,9 % par rapport à 2008), les petits exploitants en étant tenus à l'écart (+ 0,4 %)...

Le corrélat est que la fréquentation des cinémas continue de se concentrer dans les grandes villes (+ 5,7 % en Ile-de-France, + 8 % dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, + 5 % dans celles de 20 à 100 000) et se réduit sur le reste du territoire (-2,4 %)...
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